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Jean-Baptiste Claudot (dessinateur) et Dominique Collin (graveur) Mausolée de Stanislas élevé dans l’église Saint-Roch [...]

Jean-Baptiste Claudot (1733, Badonviller – 1805, Nancy)
Dominique Collin (1725, Mirecourt - 1781, Nancy)
Mausolée de Stanislas élevé dans l’église Saint-Roch pour la pompe funèbre du 26 mai 1766

1766
Gravure au burin
H. 49,2 ; l. 37 cm
Nancy, Palais des ducs de Lorraine – Musée lorrain,
inv. 2007.0.1214
Fonds d’arts graphiques

Le 26 mai 1766, deux mois après la mort de Stanislas, les officiers municipaux de Nancy font célébrer un service funèbre à sa mémoire en l’église Saint-Roch. La date est fixée par l’évêque de Toul Claude Drouas de Boussey qui célèbre la cérémonie et l’oraison funèbre est confiée à l’abbé Clément. Trois mille billets d’invitation sont envoyés, dont le texte est placé au dessus de la porte principale de l’église. Le jour même, la cérémonie qui dure quatre heures, rassemble une foule extrêmement nombreuse et quinze cent cinquante pains sont distribués aux pauvres à cette occasion.

La supervision de la décoration est confiée à Mique, inspecteurs des bâtiments de la Ville.  Au centre de l’église toute tendue de noir, est élevé le catafalque, sculpté par Jean-Joseph Söntgen sur des dessins de Jean Girardet. L’ensemble nous est connu grâce à la gravure dessinée par Jean-Baptiste Claudot et réalisée par Dominique Collin, graveur ordinaire de la Ville de Nancy, sur la demande de la municipalité et pour laquelle il est payé trois cent onze livres et onze sous. Sur les gradins prennent place, outre des urnes et des trophées à l’antique, des figures allégoriques représentant à gauche la Ville de Nancy en larmes appuyée sur son écu et un faisceau de licteur et à droite la Charité. Sur le piédestal de forme carrée se trouvent des inscriptions composées par le père Leslie, supérieur des jésuites.

Au sommet apparaît un cénotaphe sur lequel figure Stanislas, à demi couché. Stanislas est vêtu à l’antique, regardant la couronne d’immortalité qui lui est montrée par la Religion. Après la cérémonie, par respect pour la mémoire du roi et au vu de la qualité des sculptures, l’ensemble fut préservé et présenté dans un cabinet à côté de la salle d’assemblée municipale jusqu’à une date inconnue. Dans le cartouche de la gravure apparaissent quatre alexandrins rédigés par l’abbé Porcquet : « Il n’est point de vertus que son nom ne rapelle / Philosophe et guerrier, monarque et citoyen ; / Son génie étendit l’art de faire du bien / Charles fut son ami, Trajan fut son modèle. »

Pierre-Hippolyte Pénet

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