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Denis-Xavier Clément Oraison funèbre de Stanislas prononcée en l’Église paroissiale de Saint-Roch le 26 mai

Denis-Xavier Clément (1706, Dijon ? - 1771, Dijon ?)
Chez la veuve Leseure à Nancy
1766
Imprimé
H. 37,1 ; l. 27,3 cm
Nancy, Archives municipales, AA25

L’abbé Denis-Xavier Clément, abbé de Marcheroux et doyen de l’église collégiale de Ligny, est un proche du roi de Pologne dont il est l’aumônier. Auteur de nombreux ouvrages de dévotion jésuite et brillant orateur dont la réputation s’est répandue à Versailles et dans les provinces du royaume, il est particulièrement apprécié par Stanislas qui en fait l’un des premiers membres de sa Société royale des sciences et belles-lettres et va même jusqu’à publier en 1745 la traduction en polonais et en vers de ses Entretiens de l’âme avec Dieu, tirés des paroles de saint Augustin. En 1747, il prononce l’oraison funèbre de la reine Catherine Opalinska lors de ses funérailles à Notre-Dame de Bonsecours puis, en 1766, celle du petit-fils de Stanislas, le dauphin Louis. Lors du service solennel organisé en l’église Saint-Roch le 26 mai 1766, c’est donc tout naturellement à lui que les magistrats de la ville font appel pour prononcer l’éloge du monarque défunt.

Le texte de l’abbé Clément fut particulièrement apprécié et, en plus du défraiement de ses frais de transport depuis Versailles, la ville lui envoya une caisse de quarante bouteilles de liqueur en guise de reconnaissance. L’oraison funèbre, qui dura une heure et demie, fut imprimée la même année à Nancy chez la veuve Leseure en trois cent exemplaires, accompagnée d’une vignette de Dominique Collin représentant la Lorraine, la Charité et la Religion éplorées autour du médaillon du roi. Le texte est introduit par une adresse à l’évêque de Toul officiant la cérémonie où l’abbé Clément rappelle les principales qualités de Stanislas qu’il n’hésite pas à qualifier de « héros du XVIIIe siècle » et annonce les deux points qu’il va développer. Dans sa première partie consacrée à l’héroïsme de Stanislas, il rappelle le destin étonnant du roi de Pologne, deux fois déchu de son trône et préférant céder sa couronne plutôt que de verser une goutte de sang polonais. Cette grande sagesse amène l’abbé Clément à le désigner comme le « Salomon de la Lorraine ». Puis une seconde partie dédiée à la grande piété de Stanislas rappelle que durant chaque jour de sa vie et quelles que soient les épreuves qu’il traversait, le roi n’a jamais manqué de s’en remettre à la Providence divine, tel le prophète David, et qu’il eut toujours soin dans ses œuvres de charité de promouvoir le salut des âmes comme le soulagement des corps.

Pierre-Hippolyte Pénet

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  • Denis-Xavier Clément, Oraison funèbre de Stanislas prononcée en l’Église paroissiale de Saint-Roch le 26 mai, imprimé, 1766 © Archives municipales, Nancy

    Denis-Xavier Clément, Oraison funèbre de Stanislas prononcée en l’Église paroissiale de Saint-Roch le 26 mai, imprimé, 1766 © Archives municipales, Nancy

  • Denis-Xavier Clément, Oraison funèbre de Stanislas prononcée en l’Église paroissiale de Saint-Roch le 26 mai, imprimé, 1766 © Archives municipales, Nancy

    Denis-Xavier Clément, Oraison funèbre de Stanislas prononcée en l’Église paroissiale de Saint-Roch le 26 mai, imprimé, 1766 © Archives municipales, Nancy