Partagez Chaise de poste, suite des aventures de sa conservation 2/3 - Visitez le Musée lorrain à Nancy

Chaise de poste, suite des aventures de sa conservation 2/3

Complètement dépoussiérée et protégée, démontée pour être manipulée sans risque, la chaise de poste a été transférée dans la réserve commune des musées. Mais son actualité ne s’arrête pas là…

Cette chaise de poste datée du XVIIIe siècle a en effet bénéficié d’un traitement un peu particulier, qui vise à la débarrasser des petites bêtes qui se nourrissent de matières organiques, comme le bois ou le tissu. Ce procédé s’appelle l’anoxie : il consiste à supprimer l’oxygène dans une poche (ou bulle) prévue à cet effet. Les objets attaqués sont donc placés dans une atmosphère irrespirable pour les insectes. Sans aucun produit chimique, les assaillants déclarent forfait ! Cette opération de conservation préventive est utilisée pour stopper la propagation des insectes xylophages, prévenir les dégradations et prolonger la durée de vie des œuvres.

Pour la petite histoire, notre chaise de poste n’a pas subi ce traitement toute seule : d’autres œuvres du Musée lorrain, comme le lit du duc Antoine, du Musée des Beaux-Arts ou du Musée de l’Ecole de Nancy, ont pris place dans cette grande poche étanche. Elles y resteront au minimum 3 semaines, avant d’être rangées en réserve.

  • Arrivée de la chaise de poste (caisse) à la réserve

    Arrivée de la chaise de poste (caisse) à la réserve

  • Bulle d’anoxie contenant, entre autres, la chaise de poste.

    Bulle d’anoxie contenant, entre autres, la chaise de poste.