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La Femme à la puce de Georges de La Tour

Par son sujet, qui n’est pas sans rappeler les périodes sombres de l’histoire de la Lorraine, par la qualité de sa lumière et de ses coloris, par son dépouillement, qui confine à la méditation spirituelle, la Femme à la puce figure au nombre des plus grands chefs d’œuvre de Georges de La Tour (1593-1652). Événement rare, l’œuvre vient de quitter le palais des ducs de Lorraine pour figurer dans deux expositions temporaires aux propos très différents.

La première se tient au musée Marmottan Monet, à Paris, du 14 février au 5 juillet 2015. Intitulée « La Naissance de l’intime », elle retrace l’histoire de la représentation de la toilette. Avec la Femme à la puce, La Tour représente en effet le geste de toilette le plus simple qui soit, le fait d’écraser une puce entre ses ongles. L’exposition montre la transformation et l’évolution des gestes de toilette, mais aussi l’évolution du rapport au corps depuis le XVIIe siècle. La Femme à la puce prendra ensuite la direction de l’Espagne et du musée du Prado, à Madrid, où elle sera présentée de février à mai 2016, à la faveur d’une grande rétrospective, la première consacrée à La Tour en Espagne. Elle y retrouvera certaines des peintures qu’elle a côtoyées lors des grandes expositions portant sur l’œuvre de l’artiste, organisées ces trente dernières années, en France, aux États-Unis, ou encore au Japon.

  • Georges de La Tour, La Femme à la puce, huile sur toile, vers 1638

    Georges de La Tour, La Femme à la puce, huile sur toile, vers 1638

  • Georges de La Tour, La Femme à la puce, huile sur toile, vers 1638

    Georges de La Tour, La Femme à la puce, huile sur toile, vers 1638