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Anonyme Gargouille provenant de la basilique Saint-Nicolas-de-Port

Entre 1515 et 1560
Calcaire
L. 215 ; P. 52 cm
Saint-Nicolas-de-Port, Basilique Saint-Nicolas,
en dépôt à Heillecourt, atelier France, Lanord et Bichaton
Classé monument historique en 1840

En 1098, Aubert apportait une relique de saint Nicolas de Bari dans sa ville de Port, un demi-siècle après l’érection à Verdun d’une première chapelle dédiée à celui aujourd’hui connu comme le saint patron des Lorrains. Au milieu du XIIe siècle, la ville prit le nom de Saint-Nicolas-de-Port et sa renommée, portée tant par le pèlerinage que par les foires, s’accrût avec la libération miraculeuse du Sire de Réchicourt, croisé prisonnier en Terre sainte en 1240. Les premières traces de l’intérêt de la famille ducale pour le sanctuaire portois remontent à Charles II (1399-1431) et surtout à Yolande d’Anjou (1428-1483) mère de René II (1451-1508).

C’est au patronage de saint Nicolas qu’est attribuée la victoire de la bataille de Nancy en 1477. La duchesse obtint du pape Sixte IV un jubilé pour l’année 1480 qui fut celle du commencement des travaux de « la grande église » sous les auspices de Simon Moycet, prieur et gouverneur de la fabrique de Saint-Nicolas. Le chœur et une partie du transept furent élevés à partir de 1480 puis une seconde campagne commencée en 1515 permit l’achèvement du transept et la réalisation de la nef et de la façade. Œuvre d’une grande prouesse, l’église Saint-Nicolas (devenue basilique en 1950) offre aux regards des pèlerins un étonnant double transept dont les voûtes sont portées à 30 m de hauteur par deux grandes colonnes d’une facture sans doute unique dans l’Europe du temps. Le décor sculpté est dû au ciseau de sculpteurs talentueux dont le champenois Jacques Bachot actif à Joinville et à Troyes. Les vitraux sont l’œuvre du strasbourgeois Valentin Bousch (mort en 1541) qui travailla à Saint-Nicolas avant de partir à Metz réaliser les vitraux du transept de la cathédrale. La gargouille présentée lors de l’exposition a été sculptée dans un calcaire de Viterne et fut déposée lors de la campagne de restauration de 2003-2004.

Mireille-Bénédicte Bouvet

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  • Anonyme, Gargouille provenant de la basilique Saint-Nicolas-de-Port, calcaire, entre 1515 et 1560

    Anonyme, Gargouille provenant de la basilique Saint-Nicolas-de-Port, calcaire, entre 1515 et 1560