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Hache polie

Néolithique
Roche dure
L. 10,7 ; H. 5,6 cm ; l. 2,7 cm
Inv. 2007.0.41

Le jade, dont cette hache polie a l’apparence, fut longtemps considéré comme un matériau aux vertus thérapeutiques. Chez les Orientaux, comme chez les Mayas, cette pierre néphrétique, portée en amulette, était censée guérir les maladies des reins.

On prêta ces mêmes vertus à notre hache qui fut offerte à François de Lorraine-Chaligny (1599-1672), évêque de Verdun de 1623 à 1661, par Henri de Gournay de Marchéville. Né en 1585 à Lunéville, ce dernier, personnage imprévisible et querelleur, servit d’abord les ducs de Lorraine et fut notamment précepteur du futur Charles IV. Au début des années 1630, passé dans le camp français, il devint ambassadeur du roi Louis XIII à Constantinople. C’est lors de ce séjour ottoman qu’Henry de Gournay de Marcheville aurait rapporté notre hache, suffisamment exceptionnelle pour être offerte à un évêque.

Dès le Néolithique, époque à laquelle elle fut façonnée, les objets de ce type n’étaient pas considérés comme de simples outils pour le défrichage : le soin apporté à leur polissage en faisait déjà des objets de prestige. Du fait de sa rareté et de son historique, notre hache fut exposée au musée dès les années 1860, quelques années seulement après l’inauguration de l’établissement. Elle porte une tâche noire qui pourrait correspondre à une trace laissée par l’incendie qui dévasta le palais ducal en juillet 1871.

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